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Côte d’Ivoire : Les voyants déjà au rouge en début 2018

News en temps réel - A53News.com - 7J/7 le Vendredi 12 Janvier 2018 à 16:30 | Lu 443 fois

2018 commence avec des signaux peu flatteurs pour un pays qui aspire à l'émergence d'ici 2020. Pendant le moins attendu, le régime Ouattara a de nouveau été tiré depuis Bouaké à partir du 5 janvier 2018. Ces coups de feu ont continué les 6 et 7 janvier 2018.



Alors que les bruits de bottes n’ont jamais été de bon augure pour la stabilité d’un pays. Pour l’heure, et comme d’habitude, des enquêtes sont ouvertes pour savoir les raisons réelles de ces coups de feu entendus dans les casernes de Bouaké. Même ces enquêtes n’ont peut-être pas encore commencé que des tirs sont encore entendus le mardi 9 janvier 2017 dans la même ville de Bouaké.

La situation est donc fragile et les suspicions sont très fortes en sein de la grande muette. Une telle atmosphère n’est pas faite pour rassurer les dirigeants, encore moins, les populations et opérateurs économiques qui ont encore en souvenir les événements malheur de janvier 2017. En effet, sensiblement à la même période, des militaires s’étaient mutinés pour réclamer des primes. Cela n’a pas été sans conséquence pour l’économie nationale. Cette année encore, les armes crépitent entre factions rivales à Bouaké où les populations sont désormais apeurées. Que nous réserve l’avenir ? Interrogation légitime, car les hommes en armes sont si imprévisibles. L’heure est donc à l’extrême vigilance.

Le taux de chômage en hausse

Alassane Ouattara a toujours indiqué que la jeunesse constitue pour lui, une priorité. Il avait encore soutenu lors de son discours de nouvel an, que des dispositions ont été prises pour l’insertion de cette frange d’âge de la population dans le tissu social. Un programme d’apprentissage à cet effet, aurait permis de former plus de 6 000 jeunes. Ouattara soutient par ailleurs, que 200 000 jeunes ont bénéficié d’un appui dans le cadre d’une politique d’auto-emploi. Selon le chef de l’Etat, de 2015 à 2017, trois programmes en faveur du développement des compétences des jeunes ont été élaborés. Des chiffres sont flatteurs qui devraient réjouir la jeunesse. Que non !

Ces données s’écroulent comme un château de cartes devant les résultats d’une enquête menée par Afrobaromètre, une structure panafricaine de recherche. Selon de cette enquête, le taux du chômage touche environ 76% d’Ivoiriens en 2017. Parmi ceux-ci, on dénombre plus d’un Ivoirien sur deux (52%) qui n’ont pas d’emploi et qui n’en cherchent pas, parce que déçus de la politique de l’emploi du gouvernement. L’enquête relève par ailleurs, qu’un Ivoirien sur quatre (24%), n’a pas d’emploi et en cherche. Il est à noter que 17% d’Ivoiriens travaillent à plein temps et 8% exerçant un emploi à temps partiel.

Selon les données livrées par l’enquête, le secteur agricole est le plus grand pourvoyeur d’emplois en Côte d’Ivoire avec 25% d’emplois. Toutefois, cette catégorie socioprofessionnelle connait un niveau de pauvreté élevé. Et pour cause, les acteurs du secteur de l’agroforesterie et assimilés sont confrontés aux besoins de première nécessité. Selon ce réseau de recherche panafricain, il existe une dépendance entre pauvreté et emploi. Ainsi, de 2014 à 2017, la proportion d’Ivoiriens qui ont «toujours», «souvent», ou «quelques fois» manqué des premières nécessités (pauvres) est à la hausse (45% à 49%).

A l’analyse de ce triste tableau, l’on comprend aisément pourquoi une grande majorité des Ivoiriens (près de quatre Ivoiriens sur cinq, soit environ 80%) justifient le recours à l’émigration comme moyen de sortir de l’ornière. Cette enquête illustre avec preuve, l’échec du processus d’insertion professionnelle élaboré par l’actuel régime. D’où la baisse de la cote de popularité de l’actuel chef de l’Etat. Nous en voulons pour preuve, le récent sondage élaboré par le site d’informations, abidjan.net. Il ressort de cette consultation populaire, qu’Alassane Ouattara a perdu des plumes à l’épreuve du pouvoir. Il est au bas des sondages.

La série de grèves ouverte par les agents du ministère de l’Intérieur

Ils ne sont pas contents. Pour l’exprimer, les agents du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité observent une grève du 8 au 14 janvier 2017. Cette grève est reconductible, si leurs revendications ne connaissent pas de satisfaction précisent-ils. Pour l’heure, ce sont les usagers qui payent les conséquences de la mésentente entre les agents du ministère de l’Intérieur et leur tutelle. Depuis lors, plusieurs documents produits par l’administration territoriale sont quasi suspendus. Les agents commis à l’établissement desdits documents étant en grève.

Pendant une semaine et certainement encore plus, les usagers seront confrontés à de réelles difficultés pour confectionner des extraits de naissances, des documents relatifs aux transferts des dépouilles mortelles et autres actes administratifs. Selon Yves Désiré Séry, secrétaire général du Syndicat national des agents du ministère de l’Intérieure de Côte d’Ivoire (Synamici) «la grève perturbe le bon fonctionnement de l’administration territoriale». Pour rappel, les agents du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité observent une grève d’une semaine pour réclamer entre autres, la signature d’un décret d’indemnité d’astreintes, l’instauration d’une police préfectorale. Des revendications pour lesquelles, les agents du ministère de l’Intérieur ont marqué un mois d’arrêt de travail en 2017.

Les enseignants en embuscade

Le mouvement de contestation ne se limite pas qu’aux agents du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité. Les enseignants du primaire public, menacent eux aussi de fermer les salles de classe du 28 au 30 janvier 2017. Le Syndicat des instituteurs pour la nouvelle vision de l’école en Côte d’Ivoire (Sinoveci), a déposé un préavis de grève à cet effet. Joins au téléphone le mardi 9 janvier 2018, Gongué Sahi, secrétaire général du Sinoveci a indiqué qu’il multiplie les réunions et autres séances de travail pour la réussite de cette grève.

«Nos actions visent à mettre fin aux cours du mercredi et à l’injustice observée dans la classification des instituteurs. Il ne doit plus avoir de différence de salaire entre l’instituteur adjoint et l’instituteur ordinaire. Ils font le même boulot et devraient avoir le même salaire» a-t-il conclu. Cette idée est entièrement partagée par les enseignants du Réseau des instituteurs de Côte d’Ivoire (Rici), dirigé par Kouamé Benssoni.

S’agissant des cours du mercredi, le secrétaire général du Rici soutient qu’une pétition a été lancée. Celle-ci enregistre déjà plus de 4000 signatures contre les cours du mercredi. «Nous sommes dans un processus bien élaboré. Bientôt, nous mènerons des actions de terrain», a prévenu ce syndicaliste. Le Syndicat autonome de l’enseignement primaire public de Côte d’Ivoire (Saeppci), le 28 décembre 2017 a clairement défini sa position. Les cours du mercredi, ils n’en veulent pas. Ils comptent de ce fait, battre le pavé pour obtenir gain de cause.

Dans la foulé, la Coordination des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire (Cesci) se prépare à enfoncer le clou. Un arrêt de travail est en vue. A ce propos, une assemblée générale se tiendra le 3 février 2018. «L’assemblée générale doit décider d’un préavis de grève. Parce que nous dénonçons des injustices. Par exemple, les affections abusives de nos camarades, malgré la trêve sociale signée entre le gouvernement et la Plateforme des fonctionnaires.

Malheureusement, le gouvernement ne respecte pas sa part et nos camarades sont sans postes à Korhogo. Ensuite, nous allons exiger le paiement du stock des arriérés» a prévenu Attaby Pacôme, secrétaire général du la Cesci. Que dire des enseignants du supérieur qui ne ratent aucune occasion de paralyser les universités pour exiger le paiement de leurs heures complémentaires. Cette année encore, ils n’hésiteront pas à donner de la voix. Surtout que selon eux, c’est le seul moyen de faire plier les gouvernants.

Elèves et étudiants à l’affut

Les élèves et les étudiants ne sont pas en marge de ce mouvement de colère. A ce propos, les étudiants de l’Institut national de formation des agents de santé (Infas) grognent. Ils réclament la régularité du paiement des bourses et l’obtention de matériels dans les salles de laboratoire des travaux pratiques. La promesse faite en 2017 par le ministère de tutelle de résoudre ces problèmes n’a pas été honorée. Les étudiants menacent dès lors, de donner de la voix, si rien n’est fait pour améliorer leur condition de formation.

La Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) rumine elle aussi son mécontentement. Assi Fulgence Assi, secrétaire général de la Fesci a prévenu : «La lutte continue en 2018». On comprend que cette structure syndicale n’hésitera pas à appeler ses militants à descendre dans les rues. Ce ne sont pas les arguments qui pourraient lui manquer. Depuis lors, la Fesci réclame au gouvernement entre autres, l’augmentation du taux des bourses, la réhabilitation des cités universitaires, l’instauration des sessions de remplacements aux examens scolaires (Bepc, Bac), l’arrêt des faux frais à l’école, la libération des étudiants interpellés à la suite de la crise postélectorale.

Les inquiétudes des signataires de la trêve sociale

Si l’on s’en tient aux accords de la trêve sociale, le paiement du stock des arriérés des fonctionnaires devrait intervenir en janvier 2018. Lors de son adresse de nouvel, Ouattara n’a n’en pas fait cas. Ce silence sur le sujet qui cristallise l’ensemble des fonctionnaires, n’a pas été du goût des responsables des syndicats signataires de la trêve. Même si pour l’heure, ceux-ci se gardent de commenter l’attitude du chef de l’Etat, ils attendent impatiemment que les accords de la trêve sociale soient appliqués.

A ce niveau, les langues commencent à se délier. Lors d’une assemblée générale du Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (Midd), en 2017, Mesmin Comoé avait mis le pied dans le plat. Le secrétaire général du Midd avait exigé un chronogramme de paiement du stock des arriérés et le montant que devrait percevoir chaque fonctionnaire. A l’occasion, le Midd a menacé de rompre avec la trêve sociale.

Dans des communiqués produits en début d’année 2018, les responsables de la Plateforme des fonctionnaires et ceux de l’Intersyndicale des fonctionnaires (signataires de la trêve sociale) ont invité le gouvernement au respect de ses engagements. Inutile d’indiquer que si cela n’est pas fait, les fonctionnaires pourraient à nouveau paralyser l’administration publique. On remarque donc que le front social est à nouveau tendu. Tous les ingrédients sont réunis pour qu’il s’embrase comme cela s’est fait en 2017. La trêve sociale signée ne tient plus qu’à un fil. Il faut craindre qu’une fois de plus, l’économie du pays soit éprouvée.

POY
Source: letempsinfos.com

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Vendredi 12 Janvier 2018
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