L'info Réelle...
Afrik53.com
Afrik53 - Actualité Africaine , abidjan, cote d'ivoire :  infos du jour 7j sur 7,  nouvelle afrique , infos du jour,  infos afrique  , actualité ivoirienne  ,  infos cote d'ivoire ,  actu Afrique , actu cote d'ivoire , news afrique, abidjan.net
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

France, "Je m'en suis voulu" : les 10 erreurs et regrets que reconnaît François Hollande

Info du moment 7J/7 A53News.com - Mercredi 11 Avril 2018 - 0 Commentaire| Lu 309 fois |

L'ancien chef de l'État sort du silence avec un livre-bilan de son action, "Les leçons du pouvoir". Et n'oublie pas ses responsabilités.



"Sortant mais pas battu" ! Onze mois après son départ de l'Élysée, François Hollande fait le bilan. Dans "Les leçons du pouvoir" (éd. Stock), l'ex-chef de l'État fait évidemment la part belle à la défense de son action et de ses choix. "Je ne m’attends pas à ce que l’on me rende justice", écrit-il d'emblée. Voilà six ans qu'il l'affirme : "avec le temps", son bilan "se défendra tout seul".

Sur le chapitre des regrets et des nostalgies, tout président sortant est également attendu. Mais rares sont les anciens locataires de l'Élysée à s'être montrés aussi exhaustifs dans le remords. Le chapitre 11 de l'ouvrage s'intitule même... "Regretter" ! "La décision, il faut bien le dire à la lumière de l'expérience, si elle est toujours nécessaire n'est pas toujours salvatrice", euphémise Hollande. Voici 10 décisions qui continuent à hanter ses nuits.

1. Déchéance de nationalité, le déchirement


"J'aurais dû ce jour-là mieux écouter Christiane Taubira ! Quand je me retourne sur mon quinquennat, c'est mon premier regret." Nous sommes un mois après les attentats de Paris et Saint-Denis. Depuis que Hollande a proposé devant le Congrès réuni à Versailles de déchoir les terroristes condamnés de leur nationalité française, "le consensus s'est fissuré" au sein de l'équipe gouvernementale. La ministre de la Justice Christiane Taubira, vent debout, explique que cette décision "renvoie à une initiative qu'avait prise Nicolas Sarkozy". 

"Renoncer, ce serait manquer à ma parole, exprimée dans un moment d'extrême gravité", nuance Hollande. "Tel est mon regret : avoir sous-estimé l'impact émotionnel de la déchéance de nationalité". Pourtant, lui-même se dit sensible "aux risques d'introduire une discrimination entre les Français".

"La gauche se déchire autour d'un symbole et la droite observe avec cynisme la majorité s'écharper autour d'une réforme qu'elle a préconisée mais qu'elle répugne désormais à voter".

"Aujourd'hui encore, je suis sûr que notre démarche ne menaçait en rien les liberté publiques", nuance pourtant Hollande, qui assure avoir péché par naïveté. "En démocratie il ne suffit pas d'avoir raison ; il faut aussi convaincre. [...] La faute c'est d'avoir pensé que le rassemblement qui s'était opéré au lendemain du 13 novembre pouvait durer."

2. Syrie : l'intervention "aurait changé le cours des choses"

Tout était prêt, jure Hollande. Même la date : le 1er septembre 2013, les forces américaines, françaises et britanniques devaient lancer leurs forces armées et leurs missiles sur plusieurs installations militaires syriennes à l’écart des grandes villes. Mais le 31 août, les députés britanniques infligent un cinglant revers à David Cameron en refusant le principe de l’intervention. Obama est "ébranlé". Il gagne du temps et décide à son tour de consulter le Congrès. "La dérobade américaine produisit comme je l’avais prévu un effet désastreux sur le conflit syrien. La Russie en profita pour s’introduire pleinement dans le jeu."

Pourtant, François Hollande en est sûr :

"Une intervention aurait changé le cours des événements. La France y était prête et je pouvais en décider souverainement grâce à nos institutions. La défection de nos alliés m’en a empêché."

Sur la question de la Crimée, il commente ailleurs : "Les compromis passés à chaud sont nécessaires mais ils ne règlent pas les questions de fond : une paix fragile s’installe, le fait accompli imposé par les Russes devient progressivement la norme."

3. "L'écume" avant "la mer"

Pour la fois où il sera de nouveau président dans une autre vie, François Hollande a écrit en lettres rouges : si le chef de l’État "veut rester au niveau qu’exige sa responsabilité, il ne doit pas être submergé par le nombre de dossiers qui remontent vers lui. Ils envahissent son temps, captent son attention, et altèrent sa vision de l’essentiel. Tout ne se vaut pas dans l’agenda présidentiel. […] À vouloir intervenir sur tout, on ne pèse sur rien".

"Nos médias sont comme les dieux d’Anatole France, ‘ils ont soif’. Mais là, heureusement, il ne s’agit pas de vies qu’il faudrait leur offrir en sacrifices, mais de scènes ou de mots […] La tentation c’est de leur en fournir chaque jour davantage sans parvenir à étancher le flux. J’avoue y avoir cédé au risque de confondre pédagogie et expression. Parler n’est pas communiquer. Réagir aux questions n’est pas apporter les réponses. Être dans l’actualité n’est pas être dans la vie. Aborder tous les thèmes c’est n’en imposer aucun."

Se faisant poète, il déplore que "l’anecdote" ait supplanté "le sens", que "l’écume" soit "regardée comme la mer". Il regrette également de n'avoir pu se libérer plus souvent du poids des institutions :

"Pour avoir présidé plus de 200 Conseils des ministres je ne regrette qu’une chose, c’est de n’avoir pu sortir du cadre contraint de l’exercice. Je n’ai pu en faire un véritable lieu de débats. Rares ont été les tours de table sur des questions essentielles. […] L’avantage du débat eût été de faire tomber les réticences voire d’éviter les erreurs de jugement."


4. Les coussins de Brégançon

À l’été 2017, le premier de son quinquennat, François Hollande prend une dizaine de jours de vacances au Fort de Brégançon, sur la côte méditerranéenne. Le lieu n’est alors plus occupé depuis plusieurs années, et Valérie Trierweiler constate que les coussins du mobilier extérieur sont "notoirement usés et défraîchis".

"Ce fut la seule dépense – de quelques centaines d’euros – que nous avons occasionnée pour la préparation de ce déplacement. Mais par l’effet d’une indiscrétion de presse, cet aménagement pourtant dérisoire ouvre une polémique. […] À croire que mes coussins étaient brodés avec un fil d’or."

Pourtant, il reconnaît une bévue, de communication : "Je ne prête guère attention aux échos qui paraissent ici et là. J’ai tort. Il ne faut jamais rien laisser sans réponse, surtout quand il s’agit de médiocrité. On ne s’y abaisse point. On s’en délivre."

5. Le mammouth européen

François Hollande, chevalier du consensus... mais très conscient de ses limites. Surtout sur les questions européennes : "À côté du Parlement et de la Commission, le Conseil s’est progressivement imposé comme la principale instance de décision alors que son organisation, ses méthodes et sa lourdeur ralentissent tout. Ce qui explique à mes yeux le retard avec lequel il a répondu aux graves turbulences qu’a connues l’Europe ces dernières années", analyse-t-il.
Ainsi, lorsqu'il émet l’idée d’une mutualisation des dettes futures des États membres, à laquelle Angela Merkel est hostile, François Hollande dit mesurer "l’écart, pour ne pas dire le fossé, qui me sépare d’un bon nombre de dirigeants". Et s'inquiète :

"Ai-je été trop sage ? Devais-je menacer, interrompre, bousculer la discussion ? Partir ? Ce n’est pas ma méthode. Mieux vaut négocier car il n’y a pas de solution solitaire. En fait, je dois convaincre l’Allemagne : les autres suivront."

"En économie, le temps perdu se paye en austérité supplémentaire. En politique, en drames humains et en autorité perdue. Dans la crise migratoire, l’Europe a sacrifié son crédit, son image et surtout son honneur", ajoute-t-il.

6. PMA et droit de vote des étrangers : les oubliés

"On regrette aussi ce qu'on n'a pas fait", écrit Hollande, qui évoque sa rencontre avec un couple de femmes militant pour l'élargissement de la PMA (procréation médicalement assistée) aux couples de lesbiennes. "Je m'étais prononcé en sa faveur dans un entretien de presse. C'était à mes yeux le prolongement logique de l'égalité des droits pour les couples."

"La réforme de la PMA se fera. [...] Elle s'imposera tôt ou tard, tant elle est conforme aux droits élémentaires de la personne."

Alors pourquoi pas avant mai 2017 ? "Son ajout à la loi [bioéthique] aurait alimenté la propagande des opposants au mariage pour tous, qui auraient utilisé l'argument de 'l'engrenage fatal', qui va de la reconnaissance des droits des homosexuels à la PMA et à la gestation pour autrui (GPA), laquelle pose des problèmes éthiques autrement plus délicats, avec la 'marchandisation des corps' que je refuse."

"Je m'en suis néanmoins voulu d'avoir manqué d'audace."

Comme pour le droit de vote aux étrangers non-européens aux élections locales, un serpent de mer de gauche qui figurait dans les 110 propositions de... François Mitterrand en 1981. "Il eut été impossible de réunir le vote des deux tiers des parlementaires", argue Hollande : la réforme nécessite en effet une révision de la Constitution. 

"Il m'aurait été reproché d'avoir ourdi une sombre manœuvre voire de faire le jeu du Front national en poussant une réforme dont je savais à l'avance qu'elle échouerait. J'ai eu tort de m'arrêter à cette considération : mieux valait un échec qu'un évitement."


7. Les conférences désuètes

La communication présidentielle, cette quadrature du cercle : pour rompre avec le sarkozysme, François Hollande avait "pensé revenir à une forme traditionnelle de communication en tenant de grandes conférences de presse. Elles avaient profondément marqué la Ve République." Il reconnaît d'ailleurs s'être "livré sans déplaisir à cet exercice." Et pourtant :

"J’ai dû convenir à regret du caractère désuet de cette formule. […] Elle apparaît lourde et compassée en regard de l’immédiateté des réseaux sociaux. Je me suis alors tourné vers les grandes émissions de télévision. […] J’ai tout essayé. Un journal allongé, un entretien en direct de l’Élysée, un dialogue avec les Français ou une intervention plus courte sur les chaînes d’information. J’en tire une seule leçon : il n’y a pas de format idéal."

Il en profite pour tresser des lauriers à son inépuisable conseiller en la matière, conscient "d’avoir infligé des fièvres ardentes et des sueurs froides" à Gaspard Gantzer.

"Il fit ce qu’il put avec une vivacité pleine de bonne humeur malgré les difficultés rencontrées. Il avait raison de considérer que l’expression présidentielle devait être la plus libre possible et que la forme du média utilisé devient presque secondaire."


8. Leonarda, "la seule solution"

François Hollande revient de nouveau sur une des plus grosses cacophonies du quinquennat. En octobre 2013, le chef de l'État proposait en direct de laisser revenir Leonarda Dibrani, une jeune collégienne originaire du Kosovo interpellée lors d'une sortie scolaire et expulsée avec sa famille : une dérogation immédiatement refusée par l'adolescente, par chaîne d'info interposée. 
C'était pourtant la seule solution, plaide Hollande : "L'école doit être tenue pour un sanctuaire. [...] J'ai toujours plaidé pour une régulation humaine en matière d'immigration économique."

"Je sais qu'une dérogation annoncée par Matignon serait un désaveu pour Manuel Valls. Quant à Jean-Marc Ayrault, il ne peut admettre de voir son autorité de Premier ministre mise en cause. [...] Compte tenu du différend public qui s'est installé, je décide de présenter moi-même la solution trouvée. C'est une erreur."

Pourtant, pointe Hollande, "cette décision met aussitôt fin à l'affaire. La famille Dibrani n'est jamais revenue en France. Les lycéens arrêtent leur mouvement. L'opinion s'apaise." Reste que le ridicule de la situation collera pendant quatre ans aux basques présidentielles.

9. La loi Travail : maudit calendrier...

D'emblée, un sentiment d'injustice : "La loi El Khomri, qui tenait l'équilibre entre flexibilité et sécurité, a déclenché un conflit long et amer alors que, huit mois plus tard, les ordonnances Pénicaud, dénuées de toute compensation favorable aux salariés, et marquant des reculs de leurs droits, susciteront un mouvement sans élan réel."
La loi El Khomri était "justifiée, même si elle ne figurait pas dans mon programme", martèle Hollande. "Je reconnais néanmoins une erreur de méthode et de calendrier. Préparé dans une période où les attentats mobilisaient notre attention, le texte n'a pas fait l'objet d'une concertation suffisante. Sa présentation a été précipitée." Et de tacler Manuel Valls : 

"L'annonce maladroite d'un recours au 49-3 avant même l'ouverture du débat parlementaire, qui tenait du coup de menton, avait été perçue au mieux comme une maladresse, au pire comme une provocation. [...] Poser cet acte au début, c'était empêcher tout compromis à la fin."
Avec là encore, un sentiment de deux poids deux mesures par rapport aux facilités de son successeur :

"La procédure des ordonnances, qui peut s'analyser comme un 'super 49-3', suscitera bien moins de critiques".


10. Avoir... renoncé à se représenter

Certes, les regrets ne sont pas venus tout de suite. "Je n'ai pas cédé à un mouvement d'humeur ou à un accès de découragement. J'ai tiré froidement, lucidement, politiquement, les conséquences d'un empêchement qui avait été provoqué par des forces contradictoires mais unies dans la même entreprise" – dans un langage plus direct, d'aucuns prononceraient le mot "complot"... 

Dans ces conditions, "comment pourrais-je avoir des regrets ?" s'interroge Hollande. Et pourtant. Le 23 avril 2017, et les jours qui suivent, le locataire de l'Élysée sent comme une impression douce-amère monter en lui. "Il se passe en effet 'quelque chose'". La défaite cuisante de François Fillon confirme un de ses pressentiments, fin 2016 : "le caractère tranchant, rigide, de son programme à la fois libéral et conservateur". Une "faille", selon Hollande. La défense calamiteuse du Sarthois, emberlificoté dans les affaires, aura fait le reste.

"Menant une campagne cohérente et optimiste, attirant à lui des électeurs de la droite modérée et de la gauche réformiste, résistant aux assauts de Marine Le Pen entre les deux tours, il termine sa marche d'un pas devenu plus lent jusqu'à l'Élysée. [...] L'aboutissement d'un destin chanceux et hors du commun. [...] La preuve qu'un candidat crédible de la gauche unie était en mesure de l'emporter" : quand il rêve, c'est ainsi que François Hollande voit la campagne de sa réélection. Quand il se réveille, c'est ainsi qu'il décrit celle d'Emmanuel Macron. 

(avec lobs)

Mercredi 11 Avril 2018
A53News.com
Vu (s) 309 fois
Notez



Dans la même rubrique :
< >

Mardi 9 Octobre 2018 - 10:30 France : Remaniement, la fin du suspense ?

France Politique | France Economie | France - Société | France - Affaire à Suivre | France - Faits Divers | France - Scandale | France - Transport | France - Sport | France - Entreprendre | France - Médias | France - Interview













Appareil anti ronflement Clip Air, l'espoir pour ceux qui souffrent de ronflements !

A53News.com - 31/07/2018 - 0 Commentaire| Lu 1034 fois |

FitMotivaction Ceinture de Sudation Abdominale en Néoprène

A53News.com - 28/07/2018 - 0 Commentaire| Lu 986 fois |

Minceur Ceinture Vibrante,Brûler les Graisses,Perte Poids Massage

A53News.com - 27/07/2018 - 0 Commentaire| Lu 988 fois |

Climatiseur Portable - Ventilateur USB Multifonction

A53News.com - 13/07/2018 - 0 Commentaire| Lu 1330 fois |

5 Astuces pour gagner de l'argent avec les paris sportifs !

A53News.com - 29/04/2018 - 0 Commentaire| Lu 2360 fois |

Présentation du produit : AbdoForte

A53News.com - 26/04/2018 - 0 Commentaire| Lu 1445 fois |

Présentation du produit : Paint Racer

A53News.com - 20/04/2018 - 0 Commentaire| Lu 2615 fois |